Groupe d’appui au développement rural

Dossiers et rapports

Le manioc, cette manne tropicale négligée

Haïti : Le manioc occupe une place importante dans la production locale de tubercules en Haïti, soit 45% de la production vivrière. En 2005, dans une publication sur la production de tubercules en Haïti par le Fonds des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), le manioc est classé en première position avec 340.000 Tonnes métriques sur un volume de 750.000 TM de production de patate, d’igname, de malanga.

Le manioc, plante vivrière tropicale

Des fouilles archéologiques attestent que le manioc appelé yunca était cultivé il y a 2000 ans au Mexique et il y a 4 000 ans au Pérou. Il constituait l’aliment de base des Amérindiens à l’arrivée des Européens. Plus tard, les Portugais l’introduisirent en Afrique, où il est aujourd’hui bien plus cultivé que partout ailleurs dans le monde.

Le manioc est riche en hydrates de carbone et en acide cyanhydrique (HCN), un poison extrait par les Amérindiens pour y tremper les pointes de lances et de flèches. Il existe deux espèces de manioc : le manioc amer (Manihot utilissima) et le manioc doux (Manihot opi). Le manioc amer doit être lavé et bouilli afin d’éliminer l’acide cyanhydrique ; le manioc doux peut être épluché et cosommé cru.